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Dalet Roger - Supprimez vous-même vos douleurs par simple pression d'un doigt


Auteur : Dalet Roger
Ouvrage : Supprimez vous-même vos douleurs par simple pression d'un doigt
Année : 1983

Lien de téléchargement : Dalet_Roger_-_Supprimez_vous-meme_vos_douleurs_par_simple_pression_d_un_doigt.zip

Introduction. Tout le monde, bien sûr, a entendu parler de l'Acupuncture. Et pour tout le monde, cette technique de traitement de l'ExtrêmeOrient apparaît comme très secrète, très mystérieuse, très compliquée. Pourtant, en Chine, des milliers d'hommes et de femmes qu'on appelle les « médecins aux pieds nus » soignent, soulagent, guérissent les malades de leur famille, leurs voisins, leurs compagnons de travail et... eux-mêmes, seulement en stimulant quelques points bien choisis sur le corps. Pourquoi, ne sauriez-vous pas vous aussi soulager vos petits malaises, ceux de vos enfants, de vos amis, avec la même méthode ? Il ne s'agit pas, bien sûr, de traitements complets : ceux-ci sont réservés aux médecins acupuncteurs qui ont mis souvent des années pour parfaire leur science. Il s'agit de soulager vite, au moins aussi bien qu'avec un cachet ou des gouttes, le rhume qui abrutit, le lumbago qui plie en deux, la douleur qui terrasse, c'est-à-dire un certain nombre de petits malaises que nous vous convions à passer en revue avec nous. Petit résumé historique. On a pu dire avec raison que la médecine traditionnelle chinoise, que ce soit au moyen des aiguilles ou d'attouchements avec des matières en feu, remonte à la nuit des temps. Et de fait, on retrouve, à l'heure actuelle, de plus en plus souvent, dans des tombes préhistoriques, antérieures même aux inscriptions écrites, de nombreuses aiguilles qui ont servi indiscutablement à un but thérapeutique. Ces aiguilles sont parfois simplement des éclats, de petits poinçons de pierre. Mais l'on découvre aussi, dans les tombes des nobles et des rois, par exemple à côté des sarcophages des princes ou des princesses, des aiguilles d'or ou d'argent, plus ou moins oxydées pour les dernières par les siècles qui se sont écoulés. Bien sûr, on manque de documents en ce qui concerne cette lointaine acupuncture, et c'est pourquoi, à l'heure actuelle, les hypothèses vont bon train puisque certains estiment même que c'est à une visite des extra-terrestres que l'on doit, en Chine, l'éclosion de cette médecine si particulière. Mais sans aller si loin, on peut - je crois -admettre plus volontiers que des observateurs minutieux et répétés, comme savent l'être les Chinois, ont permis de mettre sur pied toute cette architecture importante qui constitue vraiment pour nous une médecine nouvelle. D'ailleurs, très tôt dans l'histoire de Chine, on a pu voir que des efforts de classification avaient été faits en ce qui concerne l'acupuncture. Dès 220 avant Jésus-Christ, on trouve un ouvrage important qui s'appelle le Nei-King ou le Nei-Jing, et qui a été rédigé sur la demande d'un empereur, l'empereur Houang-Ti. Celui-ci annonce d'ailleurs son but puisqu'il écrit, dans un de ses édits : « Je regrette tout ce que mes peuples, arrêtés parles maladies, ne me paient pas en taxes et en corvées ; mon désir est qu'on ne leur donne plus de médicaments qui les empoisonnent, qu'on ne se serve plus des antiques poinçons de pierre ; je désire qu'on utilise les mystérieuses aiguilles de métal, avec lesquelles on dirige l'énergie. » Toute l'acupuncture était déjà dans cette phrase et, au cours de siècles et de siècles, les observations patientes et répétées ont permis de préciser la méthode dans tous ses domaines. Vers 1 400 après Jésus-Christ apparaît déjà la statuette qu'on appelle l'homme de bronze, statue percée de trous qui correspondent aux points cutanés de l'acupuncture, et qui servait de modèle pour l'instruction des étudiants. Cette évolution ne subit une éclipse qu'assez récemment, vers le début du XIXe siècle où, sous l'action des envahisseurs européens, la médecine traditionnelle ne fut plus prisée, du moins dans les hautes couches de la société, et céda progressivement la place à la médecine européenne. En particulier dans les derniers temps du gouvernement précédant le régime actuel de la Chine, la médecine traditionnelle fut même interdite et ne trouva son refuge que dans les campagnes les plus reculées. II fallut l'arrivée au pouvoir de l'équipe de Mao Tsé-toung, pour que la médecine traditionnelle soit remise à l'honneur - elle l'avait été, d'ailleurs, pendant toute la guerre prolétarienne qui avait précédé - et pour que cette médecine traditionnelle soit à la fois exercée et enseignée dans les plus grands hôpitaux, aussi bien qu'appliquée au niveau du travailleur de base par ses propres collègues de travail, qu'on appelle les « médecins aux pieds nus ». A l'heure actuelle, on peut dire qu'une part égale est faite à la médecine traditionnelle et à la médecine occidentale, en particulier sur le plan des applications thérapeutiques, et de la recherche, et ceci selon la pensée de Mao Tsé-toung. Les théories qui sont à la base de l'acupuncture traditionnelle sont, aujourd'hui, tellement connues que nous n'allons en présenter qu'un résumé. II faut savoir que l'acupuncture est d'abord une philosophie, ou plus exactement s'incorpore à la philosophie générale des Chinois. On sait que, pour ceux-ci, le monde de la Matière et le monde de l'Energie sont une continuité, et il est assez frappant de retrouver là le système binaire tel qu'il a été défini dans notre Occident par Einstein et les chercheurs qui l'ont accompagné. Ce système binaire s'appelle, dans la tradition chinoise, le « Yin » et le « Yang » et ce sont deux forces qui se complètent, qui se continuent l'une dans l'autre sans jamais s'interrompre, comme le jour succède à la nuit et la glace à l'eau. Ce sont, en somme, les deux faces différentes d'une même vérité. Ce système binaire soutient tout entier la Matière, et cette Matière est constituée d'éléments différents. Ces éléments - pour les Chinois - sont au nombre de cinq. On sait que, pour ce peuple, les chiffres ont une importance considérable puisque c'est eux qui, par l'intermédiaire des Persans et des Arabes, nous les ont donnés et que le chiffre 5 a une valeur toute particulière. Il y a donc 5 points cardinaux (en ajoutant le centre aux 4 que nous connaissons), 5 planètes, 5 saveurs, 5 odeurs ; et il y a aussi 5 éléments : la terre, le feu, l'eau, l'air et le bois qui correspondent à nos organes particuliers. Et tout ceci s'entremêle par de nombreuses correspondances. Disons que les philosophes chinois avaient depuis longtemps découvert la phrase du poète : « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. » Mais si l'acupuncture est déjà une philosophie, c'est aussi une technique, et il est toujours fascinant de voir opérer le médecin chinois traditionnel, qui agit d'une manière assez différente de ce que font les praticiens occidentaux. Bien sûr, le médecin chinois établit un diagnostic ; mais pour ce faire, il a à sa portée des éléments qui nous manquent dans la médecine scientifique. Il étudie avec le plus grand soin le faciès du malade, la couleur de ses yeux, la coloration de sa peau, le grain de celle-ci ; il examine avec attention et littéralement millimètre par millimètre la langue du sujet qu'il va traiter ; et il y découvre des correspondances avec les organes profonds. Il palpe l'abdomen, mais non pas de la palpation profonde du médecin occidental qui recherche les dimensions du foie, de la rate, etc., mais d'une manière toute superficielle, par petites touches, chaque région de la paroi abdominale lui apprenant des choses sur le fonctionnement profond des organes et de l'individu en général. Et enfin, et surtout, il prend les pouls. En Occident, nous n'avons qu'un pouls ; en Chine, que ce soit sur des artères périphériques ou au niveau de l'artère radiale, on découvre 12 pouls, correspondant aux organes, et qui sont palpés avec un doigté, une finesse extraordinaire d'où l'acupuncteur tire le maximum de connaissances. Ensuite, le médecin chinois va passer à la thérapeutique. Mais pour bien comprendre l'application de ces règles thérapeutiques, il faut savoir que, dans la conception chinoise, l'Energie vitale s'écoule constamment sur le corps ; il y a un écoulement continu de cette Energie, à la fois sur la totalité de la surface corporelle, et sur des lignes privilégiées qui correspondent aux organes profonds. Il y a ainsi une ligne, que nous appelons en Occident méridien, qui correspond au coeur, une autre au poumon, une autre au foie, une autre à la rate, une autre aux reins, puis également à des viscères creux comme l'intestin grêle, le gros intestin, les voies biliaires, la vessie et l'estomac. Il y a d'autres lignes qui correspondent à des fonctions. Enfin, il y a des lignes de raccord ou de soutien, qu'on appelle des vaisseaux secondaires ou merveilleux vaisseaux et qui relient tout cela. Si l'Energie s'arrête de s'écouler, autrement dit si une espèce de noeud se forme quelque part sur le trajet de ces méridiens, la maladie apparaît et, de même, si, sur le plan qualitatif, une Energie perverse s'installe à la place de l'Energie vitale normale, là encore une autre maladie peut apparaître. Or, sur ces trajets, il y a des points - 361 en tout plus quelques points épars en dehors des trajets - qui permettent de modifier quantitativement et qualitativement l'écoulement de l'Energie. Et c'est alors qu'après s'être imprégné des renseignements que lui a fournis l'examen à l'orientale du malade, le thérapeute va, selon des règles complexes et qui portent des noms poétiques comme Règle Mère-Fils ou Règle des 5 Eléments, planter de petites aiguilles en des points parfaitement choisis, pour que le cours de l'Energie normale se rétablisse et, par conséquent, que la santé réapparaisse. Quand de telles théories ont été introduites en Occident, on comprend qu'elles aient provoqué un véritable choc ; et c'est ce qui explique qu'au fond, la médecine des Chinois a été enseignée aux Occidentaux à diverses périodes, et qu'à chaque fois elle est tombée en désuétude jusqu'à l'époque actuelle. Ce sont d'abord, vers le XVIe siècle, des Bénédictins de retour de Chine qui ont exposé les premiers les fondements de la médecine orientale, ont apporté des aiguilles ; ils n'ont généralement suscité que l'ironie sur leur passage. Puis, pendant le XIXe siècle, des auteurs tels que le père du musicien Berlioz, ont à nouveau voulu mettre en évidence et en valeur la technique. Là encore, ils ont eu des accidents, ce qui fait que, très vite, celle-ci a été abandonnée. Il a fallu attendre des auteurs de la fin du XIXe siècle, d'ailleurs non médecins, comme le célèbre Soulié de Morant qui était consul de France en Chine et qui avait étudié la médecine chinoise, pour que des livres chinois soient traduits et que la pratique puisse se répandre dans nos pays. Mais cette pratique suscite, encore et toujours, l'incrédulité, voire même l'hostilité d'un grand nombre de thérapeutes et, encore plus, de chercheurs. De cette incrédulité, de cette hostilité, on rencontre maints témoignages de nos jours, et il n'est pas jusqu'aux derniers ouvrages des plus grands de nos Maîtres qui ne les reflètent encore actuellement. Mais, à côté de ceux qui doutent, il y a ceux qui ont essayé et qui ont obtenu des résultats qui les enthousiasment par leur rapidité, leur qualité, leur sécurité. Aussi peut-on dire que le débat est toujours ouvert en Occident, alors même que ce débat n'a plus d'objet, car, en effet, l'acupuncture traditionnelle, telle qu'elle a été enseignée, se dépasse elle-même, et d'abord dans son pays d'origine, la Chine. Ceci pour deux raisons : nous avons vu que la Chine nouvelle, sous l'impulsion et sous la volonté même de son dirigeant principal, Mao Tsé-toung, a voulu expressément faire le pont et combiner les données scientifiques que lui apportait l'Occident avec le trésor de la tradition chinoise. Ceci, la Chine l'a obtenu à deux niveaux : d'une part, en associant les thérapeutiques -j'avoue que cela a été, pour les médecins occidentaux, la plus grande surprise. Cette association s'est faite d'abord dans les milieux de soins habituels, comme les cliniques et les hôpitaux. Nous avons vu, en Occident, de nombreuses missions composées de médecins ou non assister à cette chose étonnante que sont, chez l'homme comme chez l'animal, les interventions chirurgicales faites sans anesthésie chez un sujet où l'analgésie, c'est-à-dire l'absence de douleur, est obtenue simplement par l'application d'une petite aiguille en un point bien choisi. Ainsi, a-t-on pu filmer, a-t-on pu interviewer des malades en cours d'opération, des gens qui se font enlever un poumon, l'estomac, a-t-on pu voir des enfants qui naissent par césarienne, alors que le patient, alors que la parturiente ne sont pas endormis. C'est une chose qui semblait absolument impensable avant que la preuve ne nous en soit fournie. Et puis on a vu cette médecine se répandre au niveau le plus populaire, chez ceux qu'on appelle les « médecins aux pieds nus ». Ce sont des ouvriers d'usine, ce sont des paysans des champs qui appren-nent le maniement des aiguilles et peuvent ainsi soulager les affections, banales ou non, de leurs compagnons de travail, leurs voisins, leur famille. Ce qui n'a pas empêché ces « médecins aux pieds nus » de faire des recherches par eux-mêmes ; ainsi, l'un d'entre eux, Tchao Pou Yu est devenu un héros chinois puisqu'il a réussi à mettre au point une technique de traitement des sourds-muets, qui permet d'en faire entendre un grand nombre et qui ouvre, là encore, des horizons nouveaux pour l'Occident. Et puis, les médecins et la recherche chinoise ont complété l'acupuncture. Ils ont découvert de nouveaux points ; ils ont mis en évidence de nouveaux tracés s'ajoutant aux précédents et, en particulier, reliant les points de la peau aux organes profonds. Ils ont expérimenté de nouveaux moyens, par exemple l'utilisation du courant électrique à travers les aiguilles d'acupuncture. Mais enfin, et surtout, les Chinois contemporains ont simplifié l'usage de l'acupuncture par des expérimentations répétées au cours de traitements médicaux ou chirurgicaux ; ils ont réduit considérablement le nombre des points utilisés pour traiter telle ou telle affection : souvent même, un seul point surit pour couvrir toute une région, quelle que soit l'affection pathologique qui la touche. Ce sont ces derniers travaux, en particulier, qui ouvrent les plus vastes horizons parce qu'on voit que, par là, on peut obtenir des traitements sûrs, efficaces, et avec un minimum de moyens ; en tout cas, on peut, d'ores et déjà, soi-même, sinon se soigner complètement, du moins se soulager en appuyant sur un petit nombre de points bien choisis. Ce sont ces stimulations de points que nous envisageons dans cet ouvrage, et ce sont ces points que nous allons décrire maintenant. ...


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