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Séralini Gilles-Eric - Tous cobayes !


Auteur : Séralini Gilles-Eric
Ouvrage : Tous cobayes ! OGM, pesticides, produits chimiques
Année : 2012

Lien de téléchargement : Seralini_Gilles-Eric_-_Tous_cobayes.zip

Avant-propos. Hormis son avant-propos, cet ouvrage a été écrit avant la recherche qui en est le coeur. Je n'aurais jamais imaginé être si violemment et subjectivement mis en cause par les pro-OGM, ni soutenu et encouragé par le grand public. J'ai consacré cinq années de ma vie à ce travail, et il a été publié dans Food and Chemical Toxicology, la meilleure revue internationale de toxicologie alimentaire. Il a en outre été évalué par des chercheurs du monde entier. En d'autres temps, j'aurais sans doute été brûlé vif ; je l'ai senti à la violence des réactions. En d'autres lieux, j'aurais fini incarcéré, comme ces manifestants contre les OGM en Chine. Sans l'aide juridique et le soutien indéfectible de mon association, le CRIIGEN, j'aurais tout simplement été mis au rancart, comme certains autres lanceurs d'alertes. J'aurais été déstabilisé sans l'imperturbable sérénité, au laboratoire, de mon équipe, certaine des résultats que nous avions patiemment remâchés et vérifiés au fur et à mesure qu'ils arrivaient, et ce durant plus d'une année, tout en soulevant systématiquement toutes les questions possibles, y compris sur notre protocole. Beaucoup plus, d'ailleurs, que ne l'ont fait nos détracteurs. Nous avons découvert, prouvé et expliqué la toxicité d'un OGM et du pesticide le plus utilisé au monde, en menant l'expérience la plus longue et la plus détaillée jamais faite, nous le verrons, comme dans une douloureuse enquête d'espionnage. Évidemment, elle aurait pu être plus détaillée encore, et améliorée, avec plus d'animaux par exemple. Mais nous n'en avions plus les moyens. Elle demeure cependant la seule et la plus pointue, l'expérience la plus complète du genre. Personne n'avait auparavant analysé le sang d'autant d'animaux confrontés aussi longtemps à une ingestion d'infimes doses d'un pesticide tel qu'il est vendu dans le commerce (pas une seule molécule chimique, mais un mélange avec des détergents toxiques), et ceci en laboratoire, bien contrôlé. Nous verrons que, malgré sa toxicité, le Roundup est l'herbicide le plus utilisé, entre autres en épandage, pour la culture d'un maïs génétiquement modifié essentiellement pour le supporter, le tolérer, « vivre avec » – donc le contenir. C'est le même cas pour plus des trois quarts des OGM agricoles, et pour cette raison notamment, c'est très grave. Cette histoire hors norme a révélé le pire : tout comme on soulève des nuages de poussière sur un chemin difficile, certaines pratiques ont été à l'occasion de notre recherche dévoilées – ces pratiques qui justement, jusqu'alors, empêchaient d'accéder à ce que nous avons découvert. Il s'agit des méthodes « mafieuses » entre certains politiques, certains « experts » scientifiques, et les industries qui les influencent. Ils enfantent ensemble ce laxisme, d'abord non apparent, des agences sanitaires. C'est ainsi que l'on parvient à mettre si rapidement sur le marché cent cinquante mille substances chimiques, déversées dans l'environnement sans recyclage ! Puis, lorsqu'elles sont scientifiquement évaluées – pour un petit pourcentage d'entre elles seulement –, et toujours en secret, selon les mêmes critères que nous mettons en évidence dans cet ouvrage, elles provoquent des conséquences dramatiques et empoisonnent nos familles de manière chronique. J'ai mis en lumière ces pratiques aussi pour avoir biberonné dans ce bain d'experts, hélas condescendants face aux plus grandes industries du vivant, et pour m'en être extrait à temps. Nous avons donc observé que les analyses de sang et d'urine de nos rats traités (avec cet OGM dit NK603, et avec le Roundup, à des doses comparables à celles présentes dans l'eau du robinet – deux produits de la firme géante Monsanto) étaient anormales. Les marqueurs perturbés étaient rénaux, hépatiques ; il s'agissait aussi des hormones sexuelles, celles qui « amplifient » certains cancers comme celui du sein. Le personnel technique travaillait à l'aveugle, selon des normes internationales drastiques. Les pathologistes, n'ayant pas connaissance des résultats des biochimistes, ont reconnu, au vu des organes et de leurs échantillons, des maladies rénales, hépatiques, et ces fameuses tumeurs mammaires hormono-dépendantes des femelles, qui ont fait la une des journaux et le tour du monde. Pour cela, nous avons reçu des insultes de personnes défendant la cause animale. Oui, mais c'est cette même nourriture à base d'OGM que l'on sert aux animaux de compagnie et de ferme, et dont s'alimentent sans doute aussi les bêtes sauvages… Ne vaut-il pas mieux tester deux cents rats de laboratoire que de mettre en péril nos animaux sans même le savoir ? Et nos enfants ?... Cette attaque est pourtant la moindre que nous ayons subie. Plus grave : on nous a opposé que l'espèce de rats que nous avions testée développait spontanément des tumeurs, et n'était donc pas la souche convenable à utiliser. Or, voilà qu'ils étaient recommandés par les instances internationales, et que la vaste majorité des recherches portent sur eux, y compris dans les laboratoires des industriels. Ils « ressemblent » à la population humaine, et constituent donc un bon « modèle biologique ». Mais ce n'est pas tout. Nos rats « normaux » montraient effectivement une seule grosse tumeur pour dix mâles – trois au maximum sur dix femelles pendant plus de vingt et un mois de leur vie, et au moins deux à trois fois plus chez les rats traités. Ne pas s'en inquiéter eût été malhonnête. Nous en fîmes état. Nos opposants y virent l'occasion de minimiser nos conclusions catastrophiques concernant les populations ayant consommé des OGM : tous les rats développeraient des tumeurs, indépendamment de leur alimentation… Ils argumentèrent à l'aide d'études montrant que 30 à 80 % de tous les rats âgés développaient des tumeurs, et que c'était observé depuis les années 1930. Je leur mis sous le nez, en séance contradictoire au Parlement français, que leurs rats « normaux » mangeaient des résidus d'OGM depuis 1996 au moins (date des premières mises sur le marché de ces OGM), sans que les éleveurs n'y prêtent attention – nous l'avions vérifié –, et que depuis bien plus longtemps, leur alimentation non biologique était parsemée de pesticides. Leurs rats témoins correspondaient en fait à nos rats traités, et leur erreur était grossière. Je ne réussis qu'à provoquer leur fureur. ...


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